Les messagers

Un Couple d’archers

L’archer est un guide et un gardien. Avec son arc et la précision de son geste pour seules ressources, il pointe sa flèche vers l’infini: il parie sur l’avenir.

Il raconte la beauté du monde, la force et l’inventivité de l’individu face à l’extrême vulnérabilité et les égarements des sociétés humaines.

Réalisés pendant le premier confinement (printemps 2020)

Couple d'archers
Couple d’archers – 2020
Femme à la pipe – 2019 – 60 x 15 x 7 cm
Tiges métalliques, papier journal, pâte de papier, poudre de marbre, toile de jute

La femme à la pipe

Raconte l’histoire d’une femme fière, dressée, attentive et déterminée.

Sa pipe sacrée, source de sagesse ancestrale : sa force, ses racines.

C’est tout ce qu’elle possède et cela lui suffit. Elle est là et protège ceux qu’on ne voit pas. Sa peau, son enveloppe charnelle porte les marques de son interaction avec le monde.

Cette œuvre a été sélectionnée pour la 10e triennale internationale du papier à Charmey (Suisse) 2020

La matière qui la compose est lourde de sens, de mots cachés, d’événements passés, de modernité. Il ne pourrait en être autrement ; papier, journaux, recyclage, solidité et fragilité. Elle sait ce qu’il en est et elle lutte.

A sa façon et à la mienne !

L’arpenteur

Parcourt les frontières et veille sur les limites à ne pas dépasser.

Attentif et vigilant, son corps est marqué par ses errances.

Le papier journal parlant de l’histoire du monde et des humains ne font que renforcer le sentiment d’urgence de l’Arpenteur. Il sait ce qu’il en est et de l’intérieur de lui même ; d’une manière humble, à la fois stable et fragile, il a conscience que pour subsister, il faut qu’il prenne soin de son environnement.

L’arpenteur –  2018 – 50 x 29 x 9 cm
Tiges métalliques, papier journal, papier d’emballage, carton, pâte de papier, poudre de marbre
Alcyon – 2019 – 23 x 20 x 20 cm
Fil de fer, papier journal, papier d’emballage, pâte de papier, toile de jute

Alcyon

est le prénom d’un personnage d’Henri Bauchau dans « Oedipe sur la route ». Il est le berger d un clan de musicien.

Grâce à sa flûte, il ajoute sa note à la pureté silencieuse du lieu où il vit.

C’est par la musique qu’Alcyon se sent faire partie de l’immensité, qu’il ressent l’union avec tous les êtres vivants et qu’il en capte la fragilité.

La matière qui le compose témoigne de l’agitation humaine sur laquelle il a la chance inouïe de  poser un regard distancé.

Il a fait le choix de faire corps avec la montagne et en porte les traces.

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